Le Journal du Village Saint-Martin : N°1

Et voilà Le Journal du Village St-Martin qui fait son apparition ! Encré et coloré, il sort tout juste des rotatives ! Le lancement officiel du premier numéro est prévu mardi 21 novembre chez Artazart, le long du canal, à deux pas de la place de la République, Paris X.

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C’est Michel Lagarde, galériste et éditeur, installé rue Bouchardon depuis 2012 qui est à l’initiative de ce journal de quartier. Bimestriel et gratuit, ce journal papier sera diffusé dans les boutiques alentour.

J’ai le grand plaisir de participer aux pages Culture avec des chroniques dédiées à la littérature jeunesse.  Dans ce premier numéro, à lire un focus sur les pépites du salon de Montreuil, mais pas seulement !

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Joyeux anniversaire aux Glénans !

Pour les 70 ans de l’école de voile des Glénans, je me suis rendue sur l’archipel au large de Concarneau : un récit et un dossier à retrouver dans le dernier numéro d’ArMen ! Bon vent et bonne mer à toutes et à tous !

 

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Rendez-vous avec Martin Jarrie

Demain, lundi 6 novembre, aura lieu à Amiens l’inauguration des 7èmes Rendez-vous Lecture de Picardie sur le thème Des Gourmandises qui se dérouleront du 6 au 30 novembre.

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J’aurai le grand plaisir d’animer la rencontre avec Martin Jarrie peintre et illustrateur. Lauréat de nombreux prix internationaux, c’est un artiste prolixe, Ô combien gourmand de couleurs et de peintures, de personnages et d’objets ! Il travaille autant pour l’édition ( Gallimard, Rue du Monde, Les Fourmis Rouges, Thierry Magnier ) que pour la presse  ( Télérama,  XXI, Le Monde, Le Nouvel Obs, New York Times) ainsi que pour la publicité.

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On lui doit l’affiche de la manifestation qui va courir jusqu’à la fin du mois et qui aura lieu partout sur le territoire, entre librairies et bibliothèques. Sont attendus : Lucien Suel, Marie-Hélène Lafon, Dany Laferrière,  Ryoko Sekiguchi, Bernard Friot, Michèle Barrière… et bien d’autres.

A demain à la Bibliothèque Aragon à partir de 17h00 !

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« Et j’ai mangé la peinture »

« Et j’ai mangé la peinture » est  le titre de la toute nouvelle exposition qui s’est ouverte, hier soir, au Centre André François crée en 2010 à Margny-les-Compiègne, sous l’impulsion de Janine Kotwica, figure incontournable dans le monde de l’illustration et du livre jeunesse.

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L’artiste invité jusqu’au 28 février 2018, est le peintre et illustrateur Martin Jarrie. Après un passage par le dessin documentaire, il change de style pour une expression plus libre et picturale, influencée par l’art brut, le surréalisme et les primitifs italiens.
Lauréat de nombreux prix internationaux,  il s’illustre dans l’édition jeunesse, mais également dans la presse française : Le Monde, Télérama, XXI et américaine, comme le New Yorker.

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Je vous donne rendez-vous lundi 6 novembre à Amiens à la Bibliothèque Aragon où, en ouverture de la 7ème édition des Rendez-vous Lecture de Picardie qui prend, cette année, pour thème  » les gourmandises « ,  j’aurai le plaisir d’animer le grand entretien avec Martin Jarrie.

A très vite !

 

 

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Docteur Segalen, I presume !

Le dernier livre de Jean-Luc Coatalem « Mes pas vont ailleurs » publié chez Stock raconte la passion que l’écrivain-voyageur nourrit pour le médecin-poète, Victor Segalen disparu en mai 1919, à l’âge de 41 ans dans la forêt du Huelgoat,  » Le Fontainebleau breton  » nous dit l’auteur. Coatalem aurait très certainement aimé le croiser un jour aux îles Gambier, en Chine, en Polynésie ou ailleurs.
A défaut, il s’embarque sur les traces du poète-explorateur nous livrant un récit biographique très documenté qui prend, par moments, les allures d’enquête policière où s’entremêlent brides de correspondance envoyées à ses femmes aimées et extraits littéraires.

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Le récit débute par la fin. Dans les premières pages, on revit les dernières heures du poète : homme épuisé par trop de voyages, d’amours multiples, de projets, d’opium, tombé un livre de Shakespeare à la main, dans la forêt bretonne. « Etre ou ne pas être ». Tant de questions et de tourments assaillaient cet homme qui ne s’imaginait qu’en mouvement, entre Réel et Imaginaire.
Coatalem tente, par ce travail de reconstitution, de percer le mystère de sa fin tragique : est-ce une blessure accidentelle, un suicide ? La question reste entière et c’est peut-être pour cela que l’écrivain fascine encore tant. Au fil de ce livre -en lice pour le prix Renaudot-, on refait le chemin de la vie du poète-médecin : brillant, passionné, érudit, assoiffé d’absolu, mais aussi angoissé voire neurasthénique. L’écrivain-voyageur nous entraine dans la Chine contemporaine, aux îles Marquises, dans les paysages chinois du Finistère : chaos granitique que j’ai également parcouru il y a peu de temps. Le gouffre du Diable, la rivière d’Argent, la Grotte d’Artus, la Roche tremblante.

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Tout est là et on passe au peigne fin chaque détail. On est aux aguets du moindre signe envoyé par le poète fasciné par les licornes. On comprend que l’intérêt de Jean-Luc Coatalem pour Segalen ne date pas d’hier. Et ce sont les pages les plus émouvantes quand le récit devient beaucoup plus qu’une biographie, mais une adresse qui prend la forme d’une grande déclaration. Sorte de dette rendue à l’écrivain brestois, comme lui, voyageur comme lui, … car l’inspiration ne nait pas de nulle part. Comme une force d’amour, elle pousse là dans l’admiration pour le poète breton. On lit et on imagine le crayon qui surligne et recopie : extraits de lettres, documents consultées, entretiens menés avec les Ségaliens. Comme une grande source, on remonte le courant et le récit se fait plus autobiographique. Jean-Luc Coatalem nous dit l’importance de la librairie « Le Pont traversé », sa chambre à l’hôtel Montrouge «  comme ma baleinière immobile », où il n’a «  jamais lu aussi bien que là, dans ses draps rêches, bercé par le souffle des conduits ». Nous poursuivons dans les rues de Brest où l’auteur nous parle de son grand-père officier qui a peut-être croisé Segalen alors jeune médecin de marine qui ira en Polynésie sur les traces de Gauguin ( et sauvera du feu : correspondance, bois sculptés, toiles ) avant de partir en Chine comme élève-interprète.

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Coatalem ne nous dresse, malgré tout, pas un portrait si lisse de l’homme qui participera au recrutement des travailleurs chinois envoyés en Baie de Somme après l’hécatombe de Verdun. On apprend qu’il découpera à la hache une tête de bouddha sur un site abandonné et qu’il manquera d’empathie, comme en témoigne l’épisode de la jeune accouchée, donc l’enfant va mourir…
On avance dans le récit en gardant en mémoire la phrase de Segalen, « On fit comme toujours un voyage au loin de ce qui n’était qu’un voyage au fond de soi ». Coatalem questionne son frère écriture «  vous sentez-vous breton ? », mais dans ce jeu de miroir, face à la forêt-océan, lui-même n’en dira pas beaucoup plus.
Une fois le récit achevé, le mystère reste entier, comme la forêt, elle-même, qui demeure secrète et impénétrable. Passionnant !

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Le corps utopique ou il faut tuer le chien !

Comme la vie n’est pas, tous les jours, à mourir de rire ( tiens donc ! ), il est bon d’avoir dans son programme quelques antidotes comme «  Le corps utopique ou il faut tuer le chien » : un petit bijou de drôlerie et de poésie.

C’est la dernière création de Nikolaus Holz – clown-jongleur et philosophe ( à l’origine de son spectacle : un texte sur le corps de Michel Foucault, nous dit-il ). Ce digne héritier de Jacques Tati et de Buster Keaton a eu l’excellente idée de réunir autour de lui plusieurs générations d’artistes circassiens.

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Tout débute par un colloque sur la sécurité où sont conviés un jeune routard et un colonel de gendarmerie, un professeur et sa secrétaire. Dans ce premier tableau franchement très drôle, le grand plaisir est de voir entrer en scène Pierre Byland, figure de l’histoire du clown et du théâtre, metteur en scène et acteur, qui a joué avec Samuel Beckett ou encore Roger Blin. A plus de 80 ans, son jeu est si juste … Biiieeen ! ( comique de répétition irrésistible ! ).
Sur scène également, deux jeunes circassiens très talentueux : Mehdi Azema acrobate et transformiste ( il signe une gestuelle et un univers bien à lui ). J’avais remarqué la présence ( le bon gros toutou !) en 2013 dans Trétrakaï, le spectacle de fin d’année du CNAC, joué à la Villette; Ode Rosset, brillante acrobate également qui évolue sur le mât chinois.

Dans ce spectacle où l’absurde est roi, Nikolaus continue d’inventer le personnage du clown, ici plus philosophe qu’Auguste … Ce dernier jongle et s’interroge avec des balles rouges qui pourraient être à la fois sa conscience, sa morale, ses fantasmes ?
Il nous dit que le rire est salvateur face au chaos : «  C’est une distance avec soi-même et la condition pour que l’autre existe ». Dans ce spectacle, la magie de la réussite se mêle à l’émotion car quand on rate… on recommence … Toujours avec le sourire, avec les autres plutôt que contre les autres ! Alors, faîtes passer le message !

Bravo à Nikolaus Holz ! Son talent et sa générosité viennent d’être saluer : il a reçu le prix de la SACD Arts du cirque.

A  partir de 6 ans
 : représentations jusqu’au vendredi 29 septembre (relâches les vendredi 22 et lundi 25 septembre) 
durée : 1h30 
salle Jean-Pierre Vernant, 10 place Jean-Jaurès (Métro 9 Mairie de Montreuil)

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Rodolphe Burger, passager du Transsibérien !

Quand, il y a quelques jours, le guitariste et chanteur Rodolphe Burger débarque sur l’île d’Ouessant pour saluer son copain Louis Brigand- professeur de géographie et passionné des îles- ( qui  vient de recevoir, lors du salon du livre insulaire, le Grand Prix des îles du Ponant  ), cela ne laisse personne indifférent !
Si, en plus, ce grand monsieur du rock expérimental, fondateur du groupe Kat Onoma, me demande de lui dédicacer mon récit  » Vertige du Transsibérien «  paru chez Naïve, là, je ne vous cache pas que je suis ravie -ravie, voire de très bonne humeur, comme dirait Blaise Cendrars !
C’est curieux, depuis, la mélodie  de  » Be Bop De Beep »  ne me quitte pas !

Merci Rodolphe Burger, on viendra vous écouter le jeudi 30 novembre sur la scène du Trianon à Paris  ! Alexis Gloaguen poète et fan absolu de jazz et de rock and roll ( assis à mes côtés ) a déjà pris sa place !

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