Le Cinéma des Surréalistes, aux éditions Maurice Nadeau

Dans les champs magnétiques de ce printemps, il y a un livre formidable qui vient de paraître aux éditions Maurice Nadeau  :  «  Le Cinéma des surréalistes » d’Alain Joubert, en partenariat avec la cinémathèque de Toulouse.

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Alain Joubert, essayiste, romancier et poète, qui rejoignit le groupe surréaliste dès 1955, présente dans cet ouvrage 162 films allant des années 1920 à 2015. Il s’agit de films célèbres ou moins connus — où percent le désir de révolutionner l’entendement humain.

Qu’est-ce qu’un film surréaliste, me direz-vous ?
Selon Michel Ciment, qui signe la préface, « il n’y a pas d’esthétique surréaliste du cinéma , mais des films où convergent les préoccupations et les thèmes surréalistes « comme la révolte, la subversion, l’amour fou, la passion, le merveilleux, l’onirisme, la force du mythe, l’exaltation d’un sacré non religieux, éros et thanatos, l’humour noir ou le non-sens.

Alain Joubert d’ajouter : « un film surréaliste est un film sans logique narrative, ni forme définitive qui sera volontairement contre la tentative de re-créer la réalité ».  Un cinéma qui relève de l’imaginaire et provoque la contreverse !

Bien sûr, Luis Buñuel a ouvert la voie avec Le Chien Andalou et L’âge d’Or, puis viendront Ferreri, Fields, Forman, Greenaway, Hitchcok, Jarmusch, Kubrick, Polanski, Prévert, Renoir, Sternberg… pour ne citer qu’eux.

Ce livre  est passionnant car il fourmille d’anecdotes, bien documentées, qui apportent un nouvel éclairage sur des films que l’on pensait connaître. Il est illustré de photo-collages, numériques et en noir / blanc, de Pierre-André Sauvageot qui  restituent l’esprit du cinéma surréaliste. Un grand bravo !

A noter que les photo-collages de  Pierre-André Sauvageot sont  exposés à la Galerie Malebranche, 11 rue Malebranche, Paris 5 jusqu’au 9 Juin, du mardi au samedi de 14h30 à 19h30.

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A propos Gwenaëlle Abolivier

Formée à l’école de Claude Villers, elle présente sur France Inter, pendant près de vingt ans, des émissions de reportages où elle raconte ses grands voyages à travers le monde. « Un ticket pour le transsibérien » , » Le courrier des Marquises « . Plus récemment, elle a écrit des pièces radiophoniques « La nuit en ce jardin », puis se consacre à la littérature de voyage « Heureux qui comme Ulysse » et aux relations épistolaires « Correspondances » ainsi qu’aux grandes voix du XXème siècle « Partir Avec » et « À portée de voix ». Elle continue d’intervenir sur France Inter dans » Interception « , magazine de grands reportages de la rédaction et à la radio suisse RTS. Elle collabore également pour aux revues : Ar Men et Eulalie. Gwenaëlle Abolivier est l’auteure de : -Lettres océanes (Glénat, 2010) – Alexandra David-Néel, une exploratrice sur le toit du monde ( À dos d’âne, 2012) – » De Saint-Malo » ( Les petites Allées, 2013 ) – » Ecrire d’amour à 20 ans » ( A dos d’âne, 2014 ) – » Le timbre de l’amitié, lettres de jeunesse » ( A dos d’âne, 2015) – » Tendre est l’écrit » ( A dos d’âne, 2016 ) -Vertige du Transsibérien ( Naïve, avril 2015 ) – » Te souviens-tu de Wei ? » illustré par Zaü ( Hongfei, 2016 ) -« Qui a vu Monsieur Corbu ? » ( Editions Bernard Chauveau, 2016 «
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