Atelier 29, à La Villette

En ce début d’année, il se passe quelque chose de neuf et d’enthousiasmant à la Villette où se joue jusqu’au 11 février “L’Atelier 29” le spectacle de fin d’études de la 29ème promotion du CNAC ( Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne ).

ATELIER 29 - 29e promotion du CNAC -

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C’est certainement l’association des circassiens ( de neuf nationalités différentes )  et des étudiants de l’ENSATT ( Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre ) qui apporte ce nouvel élan comme une légèreté qui circule sous le chapiteau. Entre jeux de lumière et d’équilibre, sur roue cyr ou vélo acrobatique, mât chinois, corde ou tissu, on ressent une joie manifeste qui rompt avec le côté plus sombre des dernières éditions. La mise en scène, à la fois horizontale et verticale, multiplie les points de vue et crée une sorte de vertige où les corps, les gestes, les images, les climats et la musique voyagent.

ATELIER 29 - 29e promotion du CNAC -Tout cela est parfaitement orchestré par Mathurin Bolze qui a souhaité mettre en avant le collectif ( plus que la performance individuelle ). Les circassiens évoluent sur des plate-formes en suspension qui se balancent dans l’espace. Cette machinerie volante sert à la fois de décor et d’agrès où les artistes réalisent acrobaties et chorégraphies.

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Les étudiants de l’ENSATT sont intervenus sur la scénographie, les lumières et les costumes. Le nappes musicales et les pépites sonores, comme la voix de Charles Bukowski, sont d’une grande réussite. On peut malgré tout se questionner : et si la technique prenait le pas sur l’humain et les ciracassiens n’étaient plus que des figurants ? Le cirque contemporain est peut-être en train de vivre une mutation.  Il s’éloigne de ses fondamentaux pour peut-être mieux y revenir.

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Photos : Christophe RAYNAUD DE LAGE

 

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A propos Gwenaëlle Abolivier

Formée à l’école de Claude Villers, elle présente sur France Inter, pendant près de vingt ans, des émissions de reportages où elle raconte ses grands voyages à travers le monde. « Un ticket pour le transsibérien » , » Le courrier des Marquises « . Plus récemment, elle a écrit des pièces radiophoniques « La nuit en ce jardin », puis se consacre à la littérature de voyage « Heureux qui comme Ulysse » et aux relations épistolaires « Correspondances » ainsi qu’aux grandes voix du XXème siècle « Partir Avec » et « À portée de voix ». Elle continue d’intervenir sur France Inter dans » Interception « , magazine de grands reportages de la rédaction et à la radio suisse RTS. Elle collabore également pour aux revues : Ar Men et Eulalie. Gwenaëlle Abolivier est l’auteure de : -Lettres océanes (Glénat, 2010) – Alexandra David-Néel, une exploratrice sur le toit du monde ( À dos d’âne, 2012) – » De Saint-Malo » ( Les petites Allées, 2013 ) – » Ecrire d’amour à 20 ans » ( A dos d’âne, 2014 ) – » Le timbre de l’amitié, lettres de jeunesse » ( A dos d’âne, 2015) – » Tendre est l’écrit » ( A dos d’âne, 2016 ) -Vertige du Transsibérien ( Naïve, avril 2015 ) – » Te souviens-tu de Wei ? » illustré par Zaü ( Hongfei, 2016 ) -« Qui a vu Monsieur Corbu ? » ( Editions Bernard Chauveau, 2016 «
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