India, l’éternel retour

On m’appelait Mina India, l ’éternel retour de Dominique Cresson, est un livre édité chez Géorama, dans la collection  »  Témoignages ».

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Plus qu’un récit de voyage, il s’agit d’un récit de vie. D’une première vie. A cette époque, Dominique Cresson, aujourd’hui Brestoise, s’appelait Mina. Elle avait vingt et aimait un étudiant Indien, rencontré à Paris. Il se marièrent et partirent vivre dans le Sud de ce pays- continent. « L’Inde a toujours été une évidence », nous dit l’auteure de ce voyage initiatique qui a patienté, pendant trente ans, au fond d’un tiroir.

De Dehli à Chennaï (anciennement Madras ) de Cochin à Bangalore, on traverse un pays « qui ne dort jamais » et on se met dans les pas de Mina. En quête d’images, elle découvre tout un monde, appareil photo en bandoulière. C’est ce fameux Pentax qui lui ouvre les portes d’une société indienne très codifiée et lui apprend à regarder et à décrypter, les gestes et les regards, la vie quotidienne qui se déroule sous ses yeux. Ses diapos en noir et blanc sont les pépites de ce récit de forme brève. Dominique Cresson aime le cinéma, celui de Satyajit Ray qu’elle a eu la chance de rencontrer. Son écriture, courte et parfois abrupte, est celle d’une femme entière et exigeante. Envers elle -même et les autres. En toile de fond, on apprend que son couple se délite. Elle refuse le rôle traditionnel dans lequel son mari tente de l’enfermer. Elle est surveillée et son courrier censuré.
On retrouve Mina à Bangalore où elle décroche une mission de photo-reporter. Elle va y dénoncer les injustices et participer au changement de la loi sur le travail des enfants. On aimerait toutefois en savoir plus sur ce combat qu’elle a mené avec d’autres, sur le terrain.

« On m’appelait Mina »  ou le témoignage d’une femme libre.  A lire absolument,  la très belle préface d’Hervé Guyader, grand connaisseur de Nicolas Bouvier et directeur de la collection « Témoignages ».

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A propos Gwenaëlle Abolivier

Formée à l’école de Claude Villers, elle présente sur France Inter, pendant près de vingt ans, des émissions de reportages où elle raconte ses grands voyages à travers le monde. « Un ticket pour le transsibérien » , » Le courrier des Marquises « . Plus récemment, elle a écrit des pièces radiophoniques « La nuit en ce jardin », puis se consacre à la littérature de voyage « Heureux qui comme Ulysse » et aux relations épistolaires « Correspondances » ainsi qu’aux grandes voix du XXème siècle « Partir Avec » et « À portée de voix ». Elle continue d’intervenir sur France Inter dans » Interception « , magazine de grands reportages de la rédaction et à la radio suisse RTS. Elle collabore également pour aux revues : Ar Men et Eulalie. Gwenaëlle Abolivier est l’auteure de : -Lettres océanes (Glénat, 2010) – Alexandra David-Néel, une exploratrice sur le toit du monde ( À dos d’âne, 2012) – » De Saint-Malo » ( Les petites Allées, 2013 ) – » Ecrire d’amour à 20 ans » ( A dos d’âne, 2014 ) – » Le timbre de l’amitié, lettres de jeunesse » ( A dos d’âne, 2015) – » Tendre est l’écrit » ( A dos d’âne, 2016 ) -Vertige du Transsibérien ( Naïve, avril 2015 ) – » Te souviens-tu de Wei ? » illustré par Zaü ( Hongfei, 2016 ) -« Qui a vu Monsieur Corbu ? » ( Editions Bernard Chauveau, 2016 «
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