Combien de jours, combien de nuits pour les oiseaux ?

Cette semaine, alors que l’été indien s’illumine de mille soleils jaunes et rouges dans les feuilles des hêtres et des érables,  j’ai découvert un livre plein de merveilles qui raconte la nature au fil des saisons, les bons et les mauvais jours et parcourt avec sensibilité les paysages :  Les jours et les nuits des oiseaux, de l’ornithologue Jacques Delamain,  Editions Abeille et Castor.

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Les oiseaux et leur cadre de vie stimulent chez Jacques Delamain «  la curiosité, le sens esthétique et la poésie qui ne cessent jamais de rajeunir le monde  » comme il l’écrit en 1932 dans sa préface, lors de la première édition. Ces quelques mots furent suffisants pour me laisser happer par son récit qui est un pur ravissement !  Lire ses observations du martin-pêcheur, de la fauvette polyglotte, du roitelet, du rouge-gorge sont des invitations à mieux regarder et écouter le monde qui nous entoure.

Car si vous avez assisté à l’arrivée des hirondelles, avez-vous constaté le départ des oiseaux migrateurs ?

«  A l’automne, les voix familières de la nuit se font plus rares. Le hibou scops, qui lançait, dans les soirées tièdes, sa note unique mais si pure, est en route pour le Sahara. Autour des vieux clochers et des granges, le cri de l’effraie est moins perçant que naguère; un long intervalle sépare les clameurs de la hulotte. Par instants, un appel clair, un peu roulé, celui de l’alouette des champs, vient révéler le passage de voyageurs invisibles. En effet, la fuite des oiseaux vers le Sud bat son plein, et jamais autant d’ailes n’ont parcouru le ciel nocturne… »

Dans la suite de son récit, j’apprends que l’auteur est originaire de Charente où dit-il « la nature ne s’impose pas à la l’homme : il faut aller la chercher ». Il poursuit que «  l’oiseau est plus sauvage, chez nous. On ne le massacre pas couramment, comme ailleurs en France, à l’abri de tolérances administratives qui sont une barbare survivance du passé, mais on ne lui accorde pas non plus cette sympathie active qui pousse à le protéger et à lui conserver son rôle de beauté et d’utilité dans la nature. »

Voilà tout est dit ! Lui qui notait déjà dans son Journal alors qu’il se trouvait dans les tranchés de la Grande Guerre,  l’adaptation des oiseaux au bruit et aux destructions.

-Et vous, combien d’oiseaux avez-vous observés et reconnus aujourd’hui ?

-Des milliers et des milliers d’oiseaux, comme disait Prévert ?

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