Salon du livre 2015 : auteurs en colère !

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Un badge comme un sens interdit

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Hier, il est 15 heures quand le cortège, composé de romanciers, essayistes, illustrateurs, dramaturges, scénaristes ou encore traducteurs ( entre 200 et 300 auteurs ), défile dans les allées du Salon du livre afin d’alerter l’opinion sur les menaces qui pèsent sur leur métier. Evénement exceptionnel ! Jamais en 34 ans d’existence, une telle manifestation n’avait eu lieu ! Trop tard ( peut-être ) car le Président et sa ministre de la culture étaient passés dans la matinée !

Organisée par le Conseil permanent des écrivains (CPE) – qui regroupe 17 syndicats et associations d’auteurs – celle-ci fait suite à une lettre ouverte rendue publique cette semaine, signée à ce jour par plus de 1700 personnes et titrée : « A ceux qui oublient qu’il faut des auteurs pour faire des livres ».
« Pas d’auteurs, pas de livres ». Quelques romanciers connus ont répondu présent, comme Camille Laurens, François Taillandier, Isabelle Lévy, Pierrette Fleutiaux, Céline Minard ou Dominique Fabre…

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Comme le raconte le journaliste au Monde Frédéric Potet : « Les auteurs touchent un euro par livre vendu. L’un des déclencheurs de la gronde est un projet d’augmentation de cotisation de retraite complémentaire lancé en mai 2014. Obligatoire à partir de l’an prochain, celle-ci ponctionnerait les auteurs de l’équivalent d’un mois de salaire. Dans un contexte de précarisation accentué des professions de plume, la mesure n’est pas sans inquiéter. D’après le « Baromètre des relations entre auteurs et éditeurs » que vient de publier la Société civile des auteurs multimédia (SCAM) et la Société des gens de lettres (SGDL) auprès de 1 800 personnes, 69 % des auteurs percevraient ainsi moins de 10 % de droits d’auteurs et 19 % d’entre eux seraient même rémunérés à un taux inférieur à 5 % du prix public de vente (ils étaient 15 % en 2013). « Pourquoi la part la plus maigre de toute la chaîne éditoriale revient-elle aux auteurs ? », a lancé Valentine Goby en rappelant qu’un euro par livre vendu – « soit à peine le prix d’une baguette » – était en moyenne reversé à celui ou celle qui l’a écrit. »

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