« Mais, les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent… »

Tous les amoureux de littérature, de cinéma et de voyage le savent, dans quelques jours se tiendra à Saint-Malo, le Festival Etonnants voyageurs. Du 7 au 9 juin : que de rencontres, de projections, de débats, de lectures ! Tiens, Isabelle Autissier sera là, Patrice Favaro aussi, Claude Villers, Léonora Miano, Alexis Gloaguen, Jean-Marie Gustave Le Clézio… et Clotilde Leton qui est invitée pour la première fois en tant qu’auteure à Saint-Malo.

Samedi 7 juin, la jeune femme sera sur le stand de la Droguerie de marine pour dédicacer son beau livre « Anita Conti, portrait d’archives  » qui vient de paraître aux éditions Locus Solus et vient de remporter le prix du beau-livre de Concarneau.

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Ce livre est riche d’archives inédites, comme des extraits de carnets, des dessins ou aquarelles, puisés dans les archives municipales de Lorient et choisis par l’auteure, Clotilde LETON. Elle connaît ce fonds comme sa poche, puisqu’elle y a travaillé en tant que documentaliste iconographe pendant 5 ans. C’est là que je l’avais rencontrée en 2009, quand je finalisais mon anthologie  » Lettres océanes » ( Glénat, 2009 ) dans laquelle j’avais justement glissé des lettres inédites qu’Anita Conti écrivit à ses amis depuis les bancs de Terre-Neuve. Des documents tout juste magnifiques !

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Ce livre est formidable car il permet d’en savoir plus sur la femme extraordinaire que fut Anita Conti  et qui reste – injustement- méconnue du grand public. Considérée comme la première océanographe française, elle va se passionner pour l’univers maritime et celui de la pêche.  Dès les années trente, elle s’embarque sur des chalutiers en direction des régions arctiques. Déjà à cette époque, elle alerte sur la surexploitations des océans, comme elle le raconte dans son récit « Racleurs d’océans ». Pendant la deuxième guerre mondiale, on la retrouve sur les rivages africains, où d’un navire à l’autre, elle observe les pêcheurs français le long des côtes sahariennes. De ses séjours, elle rapporte de nombreux clichés photographiques. Ce que l’on sait moins, c’est qu’ Anita Conti fut d’abord relieuse d’art et journaliste : aspects abordés dans cet ouvrage, qui permet de saisir en quoi cette grande dame de la mer fut une humaniste ainsi qu’une scientifique de terrain, maniant aussi bien la diplomatie que la plume la plus littéraire.

Bravo et bon festival !

 

 

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