Les territoires de l’écriture, bis

Dimanche dernier, à Guémené-sur-Scorff, nous avons exploré Les territoires de l’écriture en compagnie de Soazig Aaron, Alexis Gloaguen, Daniel Cario et Hervé Bellec. Une heure trente d’un débat que j’orchestrais et qui sera bientôt en ligne. C’est à Anne-Yvonne Pasquier, organisatrice de la journée, que nous devons ce moment de partage et de littérature.

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Soazig Aaron  est originaire de  Rennes. Un temps libraire à Paris, on la découvre comme écrivaine en 2002 quand elle publie chez Maurice Nadeau Le Non de Klara  qui obtient le prix Goncourt du premier roman.  Depuis, elle a écrit chez Gallimard,  La sentinelle tranquille sous la lune. Chez elle, le territoire est Histoire et mémoire.

Daniel Cario est professeur de lettres en retraite et auteur prolixe : près d’une vingtaine d’ouvrages à son actif. Il ancre ses romans dans le folklore et la tradition bretonne,  particulièrement dans la région du Faouët. Certains ont lu Le sonneur des Halles, Le brodeur de la nuit. Chez lui, le territoire est culturel.

Alexis Gloaguen a enseigné la philosophie avant de partir vivre près de vingt ans dans l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon. Voilà trois ans qu’il est de retour en Bretagne. C’est le plus poète des auteurs invités. Dans son dernier ouvrage, La chambre de veille publiée chez Maurice Nadeau, il nous livre un récit sensible et personnel de son expérience de quatre mois sur l’île de Ouessant. Son territoire littéraire se situe à la frontière entre la réalité et le rêve, cherchant le dialogue avec un paysage d’où va émerger l’émotion et cet étrange pouvoir poétique.

Hervé Bellec est l’enfant du pays du roi Morvan. Un écrivain qui aime raconter des histoires qu’il situe dans des  » territoires forts  » : la Sibérie, les Cévennes, mais aussi la Bretagne. Il vient de publier un beau livre aux éditions Géorama les Monts d’Arrée. Le territoire est chez lui géographique mais aussi humain car il aime avant tout écouter ses contemporains.

Débat passionnant où l’on apprend que les paysages sont parfois imaginaires, la fiction plus forte que le réel, l’écriture un territoire infini à explorer. Certains ont évoqué leurs influences littéraires et artistiques, d’autres leurs rêves :  je voudrais ramper sur ce monde, comme le dit Nietzsche ( …)  et faire que cesse l’écart toujours divisible qui nous sépare des choses. Magnifique !

Et qu’en pensent les lecteurs ?

Affaire à suivre !

affiche Guémené

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