Rencontres Littéraires en Pays de Savoie 2/

Bonjour à tous ! Me voilà de retour après une superbe journée passée sur les hauteurs de Chambéry, à 1030m d’altitude au coeur du Massif des Bauges, à la Chartreuse d’Aillon.

C’est dans ce cadre enchanteur que j’ai eu le plaisir d’animer la 13ème édition « des Rencontres Littéraires » en pays de Savoie, organisées par la Facim, sur le thème de  » la trajectoire de l’écriture « .  ????????????????????????????????????

Cette journée printanière a débuté par une promenade ponctuée tout le long du chemin, de lectures où les auteures invitées : Marie-Hélène Lafon, Fabienne Swiatly  et Bérengère Cornut, ont posé leurs voix sur leurs textes.

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Balade durant deux heures à marcher, 
écouter et tenter de reconnaître les oiseaux,
s’émerveiller de l’arrivée des premiers rayons de soleil,  sentir les subtils parfums de la nature qui renaît, rêver et observer les papillons et  » les choses vertes « , comme les appelle Marie-Hélène Lafon dans son dernier texte inédit   » Traversée » publié, dans la collection « paysages écrits » chez Créaphis.
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Puis de 14h à 16h, en compagnie de Marie-Hélène Lafon, Fabienne Swiatly et Bérengère Cournut, nous nous sommes  interrogées :  » D’où écrit-on « ,  « Qu’est-ce qui mène un auteur vers l’écriture  » ?

Pour cette 13ème édition, Marie-Hélène Lafon  était l’invitée d’honneur. Née dans le Cantal, elle est pensionnaire une partie de sa scolarité  à St Flour. Elle poursuit ses études à la Sorbonne où elle décroche l’agrégation de grammaire et devient professeur de lettres classiques. En 2001, elle obtient le prix Renaudot des lycées  pour  » Le soir du chien » et en 2012 le prix du style pour « Les pays ».

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Nous avons évoqué le Cantal, comme terreau d’écriture et non de terroir. La légitimité de l’écriture. L’écriture autobiographique et le rôle de la mémoire, sa famille. Egalement, son écriture « sensuelle et terrienne », son style qui fait mouche.  Ainsi que ses influences littéraires. Comme Claire, son héroïne , elle aime Gustave Flaubert.  « Un coeur simple » qu’elle considère comme « le bréviaire absolu en matière d’écriture ». Elle cite volontiers Pierre Michon et Pierre Bergounioux ainsi que François Mauriac.

L’un des moment forts de ces rencontres fut justement, quand je lui fis écouter  ainsi qu’au public nombreux  et attentif, la voix blessée de François Mauriac qui en 1952 évoquait la façon dont il fabriquait ses personnages ainsi que la fonction de l’écriture. Instant très émouvant. Certains se sont souvenus de mes émissions   » Partir Avec » sur France Inter et des grandes voix du XX ème siècle.

On se dit à l’année prochaine !

 

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