Le Salon du Livre de Paris/ 3

Aujourd’hui, mon coeur balance !

Vous savez peut-être que  le « tourisme »  s’est aussi invité cette semaine Porte de Versailles.  Comme l’écrit Nicolas Bouvier, «  un voyage se passe de motifs », c’est alors  que j’ai opté de nouveau pour celui, plus immobile, des mots et des livres.

Motivée en ce début d’après-midi du troisième jour du « Salon du Livre », je tombe nez à nez  sur un personnage : Eric Chartier.

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Un troubadour des temps modernes,  qui propose très prochainement au Théâtre de l’Ile Saint-Louis, une autre façon d’aborder la littérature. Un voyage dans les oeuvres de Julien Gracq, intitulé «  Une plume au vent d’ouest »  car selon lui,  il y a  » une autre réalité qu’ il faut savoir aller la chercher ailleurs, car  les médias emprisonnent la culture!  » Soit, j’irai écouter ce monsieur à la voix qui porte, d’autant que j’ai déjà eu l’occasion de découvrir ce petit théâtre, délicieux comme une boite de bonbons. C’était en novembre dernier, quand se jouait la pièce » Insularis »,  du poète Henry Le Bal,  interprété avec brio par Marc Di Napoli.

En ce samedi, les propositions de signatures, de causeries littéraires, sont nombreuses et je suis rattrapée finalement par ce goût de l’ailleurs. Mes pas me mènent vers le stand des auteurs roumains qui sont à l’honneur cette année.

Deux académiciens parlent de  » la reconstruction d’une Roumanie européenne  » tandis que je fais connaissance avec Simona qui travaille à l’institut culturel roumain de Bucarest.
« Les immortels ça prend du temps !  » me confie t-elle avec malice quand arrivent les poètes attendus.

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Ana Blandiana est une poétesse roumaine engagée,  qui par son travail  d’écriture a « fait connaître les dégâts extraordinaires causés par le communisme chez nous » m’explique Simona. »Dans la ville de Sighet dans le nord du pays, elle a également transformé la prison en centre de recherche sur le communisme. » Sighet, en Transylvanie, patrie d’Elie Wiesel.
C’est alors que me reviennent les images de  » vieux croyants « russes croisés lors d’un reportage effectué en Bucovine, à Suceava à la frontière avec l’Ukraine… mais déjà Ana Blandiana a pris place aux côtés de Dinu Flamand, traducteur de F. Pessoa pour une discussion sur  » la poésie derrière le mur « .

Je traverse de nouveau le salon très fréquenté en ce samedi après-midi pour saluer  Laurent Gaudé ( auteur chez Actes Sud ) que j’avais invité dans mon émission  « A portée de Voix ».site gaude
Mais l’invité s’est déjà envolé, reste à écouter le dialogue inédit entre Laurent Gaudé et Jean Giono, toujours en ligne  sur la toile !

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